{"id":20,"date":"2015-03-01T01:58:00","date_gmt":"2015-03-01T00:58:00","guid":{"rendered":""},"modified":"2026-07-12T09:00:36","modified_gmt":"2026-07-12T07:00:36","slug":"textes-de-reflexion-sur-le-personnage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/2015\/03\/01\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\/","title":{"rendered":"Textes de r\u00e9flexion sur le personnage de roman"},"content":{"rendered":"<div style=\"text-align: center;\">\n<span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: &quot;georgia&quot; , &quot;times new roman&quot; , serif;\">Textes sur le personnage de roman<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: &quot;georgia&quot; , &quot;times new roman&quot; , serif;\"><br \/><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: &quot;georgia&quot; , &quot;times new roman&quot; , serif;\">1 &#8211; HUET, <i>Trait\u00e9 de l&rsquo;origine des romans<\/i>, 1670<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: &quot;georgia&quot; , &quot;times new roman&quot; , serif;\"><br \/>Autrefois sous le nom de romans on comprenait non seulement ceux qui \u00e9taient \u00e9crits en prose, mais plus souvent encore ceux qui \u00e9taient \u00e9crits en vers. Mais aujourd&rsquo;hui l&rsquo;usage contraire a pr\u00e9valu, et ce que l&rsquo;on appelle proprement romans sont des fictions d&rsquo;aventures amoureuses, \u00e9crites en prose avec art, pour le plaisir et l&rsquo;instruction des lecteurs. Je dis des fictions, pour les distinguer des histoires v\u00e9ritables. J&rsquo;ajoute d&rsquo;aventures amoureuses, parce que l&rsquo;amour doit \u00eatre le principal sujet du roman. Il faut qu&rsquo;elles soient \u00e9crites en prose, pour \u00eatre conformes \u00e0 l&rsquo;usage de ce si\u00e8cle. Il faut qu&rsquo;elles soient \u00e9crites avec art et sous certaines r\u00e8gles ; autrement ce sera un amas confus, sans ordre et sans beaut\u00e9. La fin principale des romans, ou du moins celle qui le doit \u00eatre, et que se doivent proposer ceux qui les composent, est l&rsquo;instruction des lecteurs, \u00e0 qui il faut toujours faire voir la vertu couronn\u00e9e et le vice ch\u00e2ti\u00e9.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: &quot;georgia&quot; , &quot;times new roman&quot; , serif;\"><br \/>2 &#8211; MARIVAUX,<i> La Vie de Marianne<\/i>, 1734 &#8211; Avertissement, seconde partie<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: &quot;georgia&quot; , &quot;times new roman&quot; , serif;\"><br \/>La premi\u00e8re partie de la Vie de Marianne a paru faire plaisir \u00e0 bien des gens ; ils en ont surtout aim\u00e9 les r\u00e9flexions qui y sont sem\u00e9es. D&rsquo;autres lecteurs ont dit qu&rsquo;il y en avait trop ; et c&rsquo;est \u00e0 ces derniers \u00e0 qui ce petit Avertissement s&rsquo;adresse.<br \/>Si on leur donnait un livre intitul\u00e9 R\u00e9flexions sur l&rsquo;Homme, ne le liraient-ils pas volontiers, si les r\u00e9flexions en \u00e9taient bonnes ? Nous en avons m\u00eame beaucoup, de ces livres; et dont quelques-uns sont fort estim\u00e9s ; pourquoi donc les r\u00e9flexions leur d\u00e9plaisent-elles ici, en cas qu&rsquo;elles n&rsquo;aient contre elles que d&rsquo;\u00eatre des r\u00e9flexions ?<br \/>C&rsquo;est, diront-ils, que, dans des aventures comme celles-ci, elles ne sont pas \u00e0 leur place : il est question de nous y amuser, et non pas de nous faire penser.<br \/>A cela voici ce qu&rsquo;on leur r\u00e9pond. Si vous regardez la Vie de Marianne comme un roman, vous avez raison, votre critique est juste ; il y a trop de r\u00e9flexions, et ce n&rsquo;est pas l\u00e0 la forme ordinaire des romans, ou des histoires faites simplement pour divertir. Mais Marianne n&rsquo;a point song\u00e9 \u00e0 faire un roman non plus. Son amie lui demande l&rsquo;histoire de sa vie, et elle l&rsquo;\u00e9crit \u00e0 sa mani\u00e8re. Marianne n&rsquo;a aucune forme d&rsquo;ouvrage pr\u00e9sente \u00e0 l&rsquo;esprit. Ce n&rsquo;est point un auteur, c&rsquo;est une femme qui pense, qui a pass\u00e9 par diff\u00e9rents \u00e9tats, qui a beaucoup vu ; enfin dont la vie est un tissu d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements qui lui ont donn\u00e9 une certaine connaissance du coeur et du caract\u00e8re des hommes, et qui, en contant ses aventures, s&rsquo;imagine \u00eatre avec son amie, lui parler, l&rsquo;entretenir, lui r\u00e9pondre ; et dans cet esprit-l\u00e0, m\u00eale indistinctement les faits qu&rsquo;elle raconte aux r\u00e9flexions qui lui viennent \u00e0 propos de ces faits : voil\u00e0 sur quel ton le prend Marianne. Ce n&rsquo;est, si vous voulez, ni celui du roman, ni celui de l&rsquo;histoire, mais c&rsquo;est le sien : ne lui en demandez pas d&rsquo;autre. Figurez-vous qu&rsquo;elle n&rsquo;\u00e9crit point, mais qu&rsquo;elle parle ; peut-\u00eatre qu&rsquo;en vous mettant \u00e0 ce point de vue-l\u00e0, sa fa\u00e7on de conter ne vous sera pas si d\u00e9sagr\u00e9able.<br \/>Il est pourtant vrai que, dans la suite, elle r\u00e9fl\u00e9chit moins et conte davantage, mais pourtant r\u00e9fl\u00e9chit toujours ; et comme elle va changer d&rsquo;\u00e9tat, ses r\u00e9cits vont devenir aussi plus curieux, et ses r\u00e9flexions plus applicables \u00e0 ce qui se passe dans le grand monde.<br \/>Au reste, bien des lecteurs pourront ne pas aimer la querelle du cocher avec madame Dutour. Il y a des gens qui croient au-dessous d&rsquo;eux de jeter un regard sur ce que l&rsquo;opinion a trait\u00e9 d&rsquo;ignoble ; mais ceux qui sont un peu plus philosophes, qui sont un peu moins dupes des distinctions que l&rsquo;orgueil a mis dans les choses de ce monde, ces gens-l\u00e0 ne seront pas f\u00e2ch\u00e9s de voir ce que c&rsquo;est que l&rsquo;homme dans un cocher, et ce que c&rsquo;est que la femme dans une petite marchande.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: &quot;georgia&quot; , &quot;times new roman&quot; , serif;\"><br \/>3 &#8211; BALZAC, <i>Le Cabinets des Antiques<\/i> , 1839 \u2013 Pr\u00e9face<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: &quot;georgia&quot; , &quot;times new roman&quot; , serif;\"><br \/>Beaucoup de gens \u00e0 qui les ressorts de la vie, vue dans son ensemble, sont familiers, ont pr\u00e9tendu que<br \/>les choses ne se passaient pas en r\u00e9alit\u00e9 comme l&rsquo;auteur les pr\u00e9sente dans ses fictions, et l&rsquo;accusent ici de trop intriguer ses sc\u00e8nes, l\u00e0 d&rsquo;\u00eatre incomplet. Certes la vie r\u00e9elle est trop dramatique ou pas assez souvent litt\u00e9raire.<br \/>Le vrai souvent ne serait pas vraisemblable, de m\u00eame que le vrai litt\u00e9raire ne saurait \u00eatre le vrai de la nature.<br \/>Ceux qui se permettent de semblables observations, s&rsquo;ils \u00e9taient logiques, voudraient, au th\u00e9\u00e2tre, voir les acteurs se tuer r\u00e9ellement.<br \/>Ainsi, le fait vrai qui a servi \u00e0 l&rsquo;auteur dans la composition du Cabinet des Antiques a eu quelque chose d&rsquo;horrible. Le jeune homme a paru en cour d&rsquo;assises, a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9, a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 ; mais il s&rsquo;est pr\u00e9sent\u00e9 dans une autre circonstance, \u00e0 peu pr\u00e8s semblable, des d\u00e9tails moins dramatiques, peut-\u00eatre, mais qui peignaient mieux la vie de province. Ainsi le commencement d&rsquo;un fait et la fin d&rsquo;un autre ont compos\u00e9 ce tout.<br \/>Cette mani\u00e8re de proc\u00e9der doit \u00eatre celle d&rsquo;un historien des moeurs : sa t\u00e2che consiste \u00e0 fondre les fait<br \/>analogues dans un seul tableau, n&rsquo;est-il pas tenu de donner plut\u00f4t l&rsquo;esprit que la lettre des \u00e9v\u00e9nements, il les synth\u00e9tise. Souvent il est n\u00e9cessaire de prendre plusieurs caract\u00e8res semblables pour arriver \u00e0 en composer un seul, de m\u00eame qu&rsquo;il se rencontre des originaux o\u00f9 le ridicule abonde si bien, qu&rsquo;en les d\u00e9doublant, ils fournissent deux personnages. (\u2026) La litt\u00e9rature se sert du proc\u00e9d\u00e9 qu&#8217;emploie la peinture, qui, pour faire une belle figure, prend les mains de tel mod\u00e8le, le pied de tel autre, la poitrine \u00e0 celui-ci, les \u00e9paules de celui-l\u00e0.<br \/>L&rsquo;affaire du peintre est de donner la vie \u00e0 ces membres choisis et de la rendre probable. S&rsquo;il vous copiait une femme vraie, vous d\u00e9tourneriez la t\u00eate.<br \/>L&rsquo;auteur a d\u00e9j\u00e0 souvent r\u00e9pondu qu&rsquo;il s&rsquo;est souvent oblig\u00e9 d&rsquo;att\u00e9nuer la crudit\u00e9 de la nature. Quelques lecteurs ont trait\u00e9 <i>Le P\u00e8re Goriot<\/i> comme une calomnie envers les enfants ; mais l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement qui a servi de mod\u00e8le offrait des circonstances affreuses, et comme il ne s&rsquo;en pr\u00e9sente pas chez les Cannibales ; le pauvre p\u00e8re a cri\u00e9 pendant vingt heures d&rsquo;agonie pour avoir \u00e0 boire, sans que personne arriv\u00e2t \u00e0 son secours, et ses deux filles \u00e9taient, l&rsquo;une au bal, l&rsquo;autre au spectacle, quoiqu&rsquo;elles n&rsquo;ignorassent pas l&rsquo;\u00e9tat de leur p\u00e8re. Ce vrai l\u00e0 n&rsquo;e\u00fbt pas \u00e9t\u00e9 croyable.<br \/>Mais quant \u00e0 l&rsquo;ensemble des faits rapport\u00e9s par l&rsquo;auteur, ils sont tous vrais pris isol\u00e9ment, m\u00eame les plus romanesques, comme ceux si bizarres de La Fille aux yeux d&rsquo;or, dont il a vu chez lui le h\u00e9ros. Aucune t\u00eate humaine ne serait assez puissante pour inventer une aussi grande quantit\u00e9 de r\u00e9cits, n&rsquo;est-ce donc pas d\u00e9j\u00e0 beaucoup que de pouvoir les amasser. A toutes les \u00e9poques, les narrateurs ont \u00e9t\u00e9 les secr\u00e9taires de leurs contemporains : il n&rsquo;est pas un conte de Louis XI ou de Charles le T\u00e9m\u00e9raire (Les Cent Nouvelles nouvelles), pas un du Bandello, de la reine de Navarre, de Boccace, de Giraldi, du Lasca, pas un fabliau des vieux romanciers, qui n&rsquo;ait pour base un fait contemporain. Ces mille caprices de la vie sociale sont plus ou moins bien ench\u00e2ss\u00e9s, pr\u00e9sent\u00e9s ; mais, quant \u00e0 leur v\u00e9rit\u00e9, elle se sent, elle perce. Il y a du bonheur dans toute esp\u00e8ce de talent : il s&rsquo;agit, comme Moli\u00e8re, de savoir prendre son bien o\u00f9 il est. Ce talent n&rsquo;est pas commun. Si tous les auteurs ont des oreilles, il para\u00eet que tous ne savent pas entendre, ou pour \u00eatre plus exact, tous n&rsquo;ont pas les m\u00eames facult\u00e9s. Presque tous savent concevoir. Qui ne prom\u00e8ne pas sept ou huit drames sur les boulevards en fumant son cigare ? qui n&rsquo;invente pas les plus belles com\u00e9dies ? qui, dans le s\u00e9rail de son imagination, ne poss\u00e8de les plus beaux sujets ? Mais entre ces faciles conceptions et la production il est un ab\u00eeme de travail, un monde de difficult\u00e9s que peu d&rsquo;esprits savent franchir. De l\u00e0 vient qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui vous trouvez plus de critiques que d&rsquo;oeuvres, plus de feuilletons o\u00f9 l&rsquo;on glose sur un livre que de livres.<br \/>Il est aussi facile de r\u00eaver un livre qu&rsquo;il est difficile de le faire.<br \/>&nbsp;<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: &quot;georgia&quot; , &quot;times new roman&quot; , serif;\">4 &#8211; ZOLA, <i>La Fortune des Rougon<\/i>, 1871 \u2013 Pr\u00e9face<br \/>&nbsp;<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: &quot;georgia&quot; , &quot;times new roman&quot; , serif;\">Je veux expliquer comment une famille, un petit groupe d&rsquo;\u00eatres, se comporte dans une soci\u00e9t\u00e9, en s&rsquo;\u00e9panouissant pour donner naissance \u00e0 dix, vingt individus qui paraissent, au premier coup d\u2019\u0153il, profond\u00e9ment dissemblables, mais que l&rsquo;analyse montre intimement li\u00e9s les uns aux autres. L&rsquo;h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 a ses lois, comme la pesanteur.<br \/>Je t\u00e2cherai de trouver et de suivre, en r\u00e9solvant la double question des temp\u00e9raments et des milieux, le fil qui conduit math\u00e9matiquement d&rsquo;un homme \u00e0 un autre homme. Et quand je tiendrai tous les fils, quand j&rsquo;aurai entre les mains tout une groupe social, je ferai voir ce groupe \u00e0 l\u2019\u0153uvre comme acteur d&rsquo;une \u00e9poque historique, je le cr\u00e9erai agissant dans la complexit\u00e9 de ses efforts, j&rsquo;analyserai \u00e0 la fois la somme de volont\u00e9 de chacun de ses membres et la pouss\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;ensemble.<br \/>Les Rougon-Macquart, le groupe, la famille que je me propose d&rsquo;\u00e9tudier a pour caract\u00e9ristique le d\u00e9bordement des app\u00e9tits, le large soul\u00e8vement de notre \u00e2ge, qui se rue aux jouissances. Physiologiquement, ils sont la lente succession des accidents nerveux et sanguins qui se d\u00e9clarent dans une race, \u00e0 la suite d&rsquo;une premi\u00e8re l\u00e9sion organique, et qui d\u00e9terminent, selon les milieux, chez chacun des individus de cette race, les sentiments, les d\u00e9sirs, les passions, toutes les manifestations humaines, naturelles et instinctives, dont les produits prennent les noms convenus de vertus et de vices. Historiquement, ils partent du peuple, ils s&rsquo;irradient dans toute la soci\u00e9t\u00e9 contemporaine, ils montent \u00e0 toutes les situations, par cette impulsion essentiellement moderne que re\u00e7oivent les basses classes en marche \u00e0 travers le corps social, et ils racontent ainsi le second Empire \u00e0 l&rsquo;aide de leurs drames individuels, du geut-apens du coup d&rsquo;Etat \u00e0 la trahison de Sedan.<br \/>Depuis trois ann\u00e9es, je rassemblais les documents de ce grand ouvrage, et le pr\u00e9sent volume \u00e9tait m\u00eame \u00e9crit, lorsque la chute des Bonaparte, dont j&rsquo;avais besoin comme artiste, et que toujours je trouvais fatalement au bout du drame, sans oser l&rsquo;esp\u00e9rer si prochaine, est venue me donner le d\u00e9nouement terrible et n\u00e9cessaire de mon oeuvre. Celle-ci est, d\u00e8s aujourd&rsquo;hui, compl\u00e8te ; elle s&rsquo;agite dans un cercle fini ; elle devient le tableau d&rsquo;un r\u00e8gne mort, d&rsquo;une \u00e9trange \u00e9poque de folie et de honte.<br \/>Cette \u0153uvre, qui formera plusieurs \u00e9pisodes, est donc, dans ma pens\u00e9e, l&rsquo;Histoire naturelle et sociale<br \/>d&rsquo;une famille sous le second Empire. Et le premier \u00e9pisode : la Fortune des Rougon, doit s&rsquo;appeler de son titre scientifique : les Origines.<br \/>&nbsp;<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: &quot;georgia&quot; , &quot;times new roman&quot; , serif;\">5 &#8211; MAUPASSANT, <i>Pierre et Jean<\/i>, 1887 \u2013 Pr\u00e9face<br \/>&nbsp;<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: &quot;georgia&quot; , &quot;times new roman&quot; , serif;\">Le romancier qui transforme la v\u00e9rit\u00e9 constante, brutale et d\u00e9plaisante, pour en tirer une aventure exceptionnelle et s\u00e9duisante, doit, sans souci exag\u00e9r\u00e9 de la vraisemblance, manipuler les \u00e9v\u00e9nements \u00e0 son gr\u00e9, les pr\u00e9parer et les arranger pour plaire au lecteur, l&rsquo;\u00e9mouvoir ou l&rsquo;attendrir. Le plan de son roman n&rsquo;est qu&rsquo;une s\u00e9rie de combinaisons ing\u00e9nieuses conduisant avec adresse au d\u00e9nouement. Les incidents sont dispos\u00e9s et gradu\u00e9s vers le point culminant et l&rsquo;effet de la fin, qui est un \u00e9v\u00e9nement capital et d\u00e9cisif, satisfaisant toutes les curiosit\u00e9s \u00e9veill\u00e9es au d\u00e9but, mettant une barri\u00e8re \u00e0 l&rsquo;int\u00e9r\u00eat, et terminant si compl\u00e8tement l&rsquo;histoire racont\u00e9e qu&rsquo;on ne d\u00e9sire plus savoir ce que deviendront, le lendemain, les personnages les plus attachants.<br \/>Le romancier, au contraire, qui pr\u00e9tend nous donner une image exacte de la vie, doit \u00e9viter avec soin tout encha\u00eenement d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements qui para\u00eetrait exceptionnel. Son but n&rsquo;est point de nous raconter une histoire, de nous amuser ou de nous attendrir, mais de nous forcer \u00e0 penser, \u00e0 comprendre le sens profond et cach\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements. A force d&rsquo;avoir vu et m\u00e9dit\u00e9 il regarde l&rsquo;univers, les choses, les faits et les hommes d&rsquo;une certaine fa\u00e7on qui lui est propre et qui r\u00e9sulte de l&rsquo;ensemble de ses observations r\u00e9fl\u00e9chies. C&rsquo;est cette vision personnelle du monde qu&rsquo;il cherche \u00e0 nous communiquer en la reproduisant dans un livre. Pour nous \u00e9mouvoir, comme il l&rsquo;a \u00e9t\u00e9 lui-m\u00eame par le spectacle de la vie, il doit la reproduire devant nos yeux avec une scrupuleuse ressemblance. Il devra donc composer son \u0153uvre d&rsquo;une mani\u00e8re si adroite, si dissimul\u00e9e, et d&rsquo;apparence si simple, qu&rsquo;il soit impossible d&rsquo;en apercevoir et d&rsquo;en indiquer le plan, de d\u00e9couvrir ses intentions. Au lieu de machiner une aventure et de la d\u00e9rouler de fa\u00e7on \u00e0 la rendre int\u00e9ressante jusqu&rsquo;au d\u00e9nouement, il prendra son ou ses personnages \u00e0 une certaine p\u00e9riode de leur existence et les conduira, par des transitions naturelles, jusqu&rsquo;\u00e0 la p\u00e9riode suivante. Il montrera de cette fa\u00e7on, tant\u00f4t comment les esprits se modifient sous l&rsquo;influence des circonstances environnantes, tant\u00f4t comment se d\u00e9veloppent les sentiments et les passions, comment on s&rsquo;aime, comme on se hait, comment on se combat dans tous les milieux sociaux, comment luttent les int\u00e9r\u00eats bourgeois, les int\u00e9r\u00eats d&rsquo;argent, les int\u00e9r\u00eats de famille, les int\u00e9r\u00eats politiques.<br \/>L&rsquo;habilet\u00e9 de son plan ne consistera donc point dans l&rsquo;\u00e9motion ou dans le charme, dans un d\u00e9but attachant ou dans une catastrophe \u00e9mouvante, mais dans le groupement adroit des petits faits constants d&rsquo;o\u00f9 se d\u00e9gagera le sens d\u00e9finitif de l&rsquo;oeuvre. S&rsquo;il fait tenir dans trois cents pages dix ans d&rsquo;une vie pour montrer quelle a \u00e9t\u00e9, au milieu de tous les \u00eatres qui l&rsquo;ont entour\u00e9e, sa signification particuli\u00e8re et bien caract\u00e9ristique, il devra savoir \u00e9liminer, parmi les menus \u00e9v\u00e9nements innombrables et quotidiens tous ceux qui lui sont inutiles, et mettre en lumi\u00e8re, d&rsquo;une fa\u00e7on sp\u00e9ciale, tous ceux qui seraient demeur\u00e9s inaper\u00e7us pour des observateurs peu clairvoyants et qui donnent au livre sa port\u00e9e, sa valeur d&rsquo;ensemble.<br \/>(\u2026)<br \/>Faire vrai consiste donc \u00e0 donner l&rsquo;illusion compl\u00e8te du vrai, suivant la logique ordinaire des faits, et<br \/>non \u00e0 les transcrire servilement dans le p\u00eale-m\u00eale de leur succession.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: &quot;georgia&quot; , &quot;times new roman&quot; , serif;\"><br \/>6 &#8211; MAURIAC, <i>Le Romancier et ses personnages<\/i>, 1933<br \/>&nbsp;<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: &quot;georgia&quot; , &quot;times new roman&quot; , serif;\">On ne pense pas assez que le roman qui serre la r\u00e9alit\u00e9 du plus pr\u00e8s possible est d\u00e9j\u00e0 tout de m\u00eame<br \/>menteur par cela seulement que les h\u00e9ros s&rsquo;expliquent et se racontent. Car dans les vies les plus tourment\u00e9es, les paroles comptent peu. Le drame d&rsquo;un \u00eatre vivant se poursuit presque toujours et se d\u00e9noue dans le silence.<br \/>L&rsquo;essentiel, dans la vie, n&rsquo;est jamais exprim\u00e9. Dans la vie, Tristan et Yseult parlent du temps qu&rsquo;il fait, de la dame qu&rsquo;ils ont rencontr\u00e9e le matin, et Yseult s&rsquo;inqui\u00e8te de savoir si Tristan trouve le caf\u00e9 assez fort. Un roman tout pareil \u00e0 la vie ne serait finalement compos\u00e9 que de points de suspension. Car, de toutes les passions, l&rsquo;amour, qui est le fond de presque tous nos livres, nous para\u00eet \u00eatre celle qui s&rsquo;exprime le moins. Le monde des h\u00e9ros de roman vit, si j&rsquo;ose dire, dans une autre \u00e9toile, &#8211; l&rsquo;\u00e9toile o\u00f9 les \u00eatres humains s&rsquo;expliquent, se confient, s&rsquo;analysent la plume \u00e0 la main, recherchent les sc\u00e8nes au lieu de les \u00e9viter, cernent leurs sentiments confus et indistincts d&rsquo;un trait appuy\u00e9, les isolent de l&rsquo;immense contexte vivant et les observent au microscope.<br \/>Et cependant, gr\u00e2ce \u00e0 tout ce trucage, de grandes v\u00e9rit\u00e9s partielles ont \u00e9t\u00e9 atteintes. Ces personnages fictifs et irr\u00e9els nous aident \u00e0 nous mieux conna\u00eetre et \u00e0 prendre conscience de nous-m\u00eames. Ce ne sont pas les h\u00e9ros de roman qui doivent servilement \u00eatre comme dans la vie, ce sont, au contraire, les \u00eatres vivants qui doivent peu \u00e0 peu se conformer aux le\u00e7ons que d\u00e9gagent les analyses des grands romanciers. Les grands romanciers nous fournissent ce que Paul Bourget, dans la pr\u00e9face d&rsquo;un de ses premiers livres, appelait des planches d&rsquo;anatomie morale. Aussi vivante que nous apparaisse une cr\u00e9ature romanesque, il y a toujours en elle un sentiment, une passion que l&rsquo;art du romancier hypertrophie pour que nous soyons mieux \u00e0 m\u00eame de l&rsquo;\u00e9tudier ; aussi vivants que ces h\u00e9ros nous apparaissent, ils ont toujours une signification, leur destin\u00e9e comporte une le\u00e7on, une morale s&rsquo;en d\u00e9gage qui ne se trouve jamais dans une destin\u00e9e r\u00e9elle toujours contradictoire et confuse.<br \/>Les h\u00e9ros des grands romanciers, m\u00eame quand l&rsquo;auteur ne pr\u00e9tend rien prouver ni d\u00e9montrer, d\u00e9tiennent une v\u00e9rit\u00e9 qui peut n&rsquo;\u00eatre pas la m\u00eame pour chacun de nous, mais qu&rsquo;il appartient \u00e0 chacun de nous de d\u00e9couvrir et de s&rsquo;appliquer. Et c&rsquo;est sans doute notre raison d&rsquo;\u00eatre, c&rsquo;est ce qui l\u00e9gitime notre absurde et \u00e9trange m\u00e9tier que cette cr\u00e9ation d&rsquo;un monde id\u00e9al gr\u00e2ce auquel les hommes vivants voient plus clair dans leur propre coeur et peuvent se t\u00e9moigner les uns aux autres plus de compr\u00e9hension et de piti\u00e9.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: &quot;georgia&quot; , &quot;times new roman&quot; , serif;\"><br \/>7 &#8211; ROBBE-GRILLET, <i>Pour un nouveau roman<\/i>, 1957<br \/>Nous en a-t-on assez parl\u00e9 du \u00ab personnage \u00bb ! Et \u00e7a ne semble, h\u00e9las, pas pr\u00e8s de finir. Cinquante ann\u00e9es de maladie, le constat de son d\u00e9c\u00e8s enregistr\u00e9 \u00e0 maintes reprises par les plus s\u00e9rieux essayistes, rien n&rsquo;a encore r\u00e9ussi \u00e0 le faire tomber du pi\u00e9destal o\u00f9 l&rsquo;avait plac\u00e9 le XIXe si\u00e8cle. C&rsquo;est une momie \u00e0 pr\u00e9sent, mais qui tr\u00f4ne toujours avec la m\u00eame majest\u00e9 &#8211; quoique postiche &#8211; au milieu des valeurs que r\u00e9v\u00e8re la critique traditionnelle. C&rsquo;est m\u00eame l\u00e0 qu&rsquo;elle reconna\u00eet le \u00ab vrai \u00bb romancier : \u00ab il cr\u00e9e des personnages \u00bb&#8230;<br \/>Pour justifier le bien-fond\u00e9 de ce point de vue, on utilise le raisonnement habituel : Balzac nous a laiss\u00e9 le P\u00e8re Goriot, Dosto\u00efesvski a donn\u00e9 le jour aux Karamazov, \u00e9crire des romans ne peut plus donc \u00eatre que cela : ajouter quelques figures modernes \u00e0 la galerie de portraits que constitue notre histoire litt\u00e9raire.<br \/>Un personnage, tout le monde sait ce que le mot signifie. Ce n&rsquo;est pas un il quelconque, anonyme et translucide, simple sujet de l&rsquo;action exprim\u00e9e par le verbe. Un personnage doit avoir un nom propre, double si possible : nom de famille et pr\u00e9nom. Il doit avoir des parents, une h\u00e9r\u00e9dit\u00e9. Il doit avoir une profession. S&rsquo;il a des biens, cela n&rsquo;en vaudra que mieux. Enfin il doit poss\u00e9der un \u00ab caract\u00e8re \u00bb, un visage qui le refl\u00e8te, un pass\u00e9 qui a model\u00e9 celui-ci et celui-l\u00e0. Son caract\u00e8re dicte ses actions, le fait r\u00e9agir de fa\u00e7on d\u00e9termin\u00e9e \u00e0 chaque \u00e9v\u00e9nement. Son caract\u00e8re permet au lecteur de le juger, de l&rsquo;aimer, de le ha\u00efr. C&rsquo;est gr\u00e2ce \u00e0 ce caract\u00e8re qu&rsquo;il l\u00e9guera un jour son nom \u00e0 un type humain, qui attendait, dirait-on, la cons\u00e9cration de ce bapt\u00eame.<br \/>(\u2026)<br \/>Aucune des grandes \u0153uvres contemporaines ne correspond en effet sur ce point aux normes de la critique. Combien de lecteurs se rappellent le nom du narrateur dans <i>La Naus\u00e9e<\/i> ou dans <i>L&rsquo;Etranger<\/i> ? Y a-t-il l\u00e0 des types humains ? Ne serait-ce pas au contraire la pire absurdit\u00e9 que de consid\u00e9rer ces livres comme des \u00e9tudes de caract\u00e8re ? Et le Voyage au bout de la nuit, d\u00e9crit-il un personnage ? Croit-on d&rsquo;ailleurs que c&rsquo;est par hasard que ces trois romans sont \u00e9crits \u00e0 la premi\u00e8re personne ? Beckett change le nom et la forme de son h\u00e9ros dans le cours d&rsquo;un m\u00eame r\u00e9cit. Faulkner donne expr\u00e8s le m\u00eame nom \u00e0 deux personnes diff\u00e9rentes. Quant au K. du Ch\u00e2teau, il se contente d&rsquo;une initiale, il ne poss\u00e8de rien, il n&rsquo;a pas de famille, pas de visage ; probablement m\u00eame n&rsquo;est-il pas du tout arpenteur. On pourrait multiplier les exemples. En fait, les cr\u00e9ateurs de personnages, au sens traditionnel, ne r\u00e9ussissent plus \u00e0 nous proposer que des fantoches auxquels eux-m\u00eames ont cess\u00e9 de croire. Le roman de personnages appartient bel et bien au pass\u00e9, il caract\u00e9rise une \u00e9poque : celle qui marqua l&rsquo;apog\u00e9e de l&rsquo;individu.<br \/>Peut-\u00eatre n&rsquo;est-ce pas un progr\u00e8s, mais il est certain que l&rsquo;\u00e9poque actuelle est plut\u00f4t celle du num\u00e9ro matricule. Le destin du monde a cess\u00e9, pour nous, de s&rsquo;identifier \u00e0 l&rsquo;ascension ou \u00e0 la chute de quelques hommes, de quelques familles. Le monde lui-m\u00eame n&rsquo;est plus cette propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e, h\u00e9r\u00e9ditaire et monnayable, cette sorte de proie, qu&rsquo;il s&rsquo;agissait moins de conna\u00eetre que de conqu\u00e9rir. Avoir un nom, c&rsquo;\u00e9tait tr\u00e8s important sans doute au temps de la bourgeoisie balzacienne. C&rsquo;\u00e9tait important, un caract\u00e8re, d&rsquo;autant plus important qu&rsquo;il \u00e9tait davantage l&rsquo;arme d&rsquo;un corps-\u00e0-corps, l&rsquo;espoir d&rsquo;une r\u00e9ussite, l&rsquo;exercice d&rsquo;une domination. C&rsquo;\u00e9tait quelque chose d&rsquo;avoir un visage dans un univers o\u00f9 la personnalit\u00e9 repr\u00e9sentait \u00e0 la fois le moyen et la fin de toute recherche.<br \/>Notre monde, aujourd&rsquo;hui, est moins s\u00fbr de lui-m\u00eame, plus modeste peut-\u00eatre puisqu&rsquo;il a renonc\u00e9 \u00e0 la<br \/>toute-puissance de la personne, mais plus ambitieux aussi puisqu&rsquo;il regarde au-del\u00e0. Le culte exclusif de \u00ab l&rsquo;humain \u00bb a fait place \u00e0 une prise de conscience plus vaste, moins anthropocentriste. Le roman para\u00eet chanceler, ayant perdu son meilleur soutien d&rsquo;autrefois, le h\u00e9ros. S&rsquo;il ne parvient pas \u00e0 s&rsquo;en remettre, c&rsquo;est que sa vie \u00e9tait li\u00e9e \u00e0 celle d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 maintenant r\u00e9volue. S&rsquo;il y parvient, au contraire, une nouvelle voie s&rsquo;ouvre pour lui, avec la promesse de nouvelles d\u00e9couvertes.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: &quot;georgia&quot; , &quot;times new roman&quot; , serif;\"><br \/>8 &#8211; SALLENAVE, <i>Le Don des morts<\/i>, 1991<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: &quot;georgia&quot; , &quot;times new roman&quot; , serif;\"><br \/>Il faut le dire et le redire dans compter : il y a un lien indestructible entre le roman et le personnage ; qui attente au second ne peut que porter atteinte au premier. La catharsis ne peut se passer du personnage.<br \/>C&rsquo;est une \u00e9nigme, et c&rsquo;est un fait : nous avons besoin de projection, de transfert, d&rsquo;identification. Pour que la fiction op\u00e8re, nous avons besoin de croire \u00e0 l&rsquo;existence d&rsquo;un personnage en qui se r\u00e9sument et se concentrent les actions qu&rsquo;organise la fable. Le fonctionnement m\u00eame du texte le veut : sa v\u00e9rit\u00e9 est oblig\u00e9e de passer par des simulacres de mots ; et la vie m\u00eame et l&rsquo;\u00e2me de l&rsquo;auteur de se couler vivantes dans la figure de papier qui le repr\u00e9sente. Et qui, dans le m\u00eame temps, le sauve [&#8230;].<br \/>Ce battement du r\u00e9el et de l&rsquo;imaginaire qui nous saisit pendant la lecture est l&rsquo;essence de la fiction dramatique ou \u00e9pique.(\u2026)Le personnage me fait acc\u00e9der \u00e0 mon tour au grand r\u00e8gne des m\u00e9tamorphoses. C&rsquo;est par lui que le roman peut se faire exp\u00e9rience du monde, en m&rsquo;obligeant \u00e0 devenir moi aussi un \u00eatre imaginaire.<br \/>En lisant, je me livre, je m&rsquo;oublie ; je me compare ; je m&rsquo;absorbe, je m&rsquo;absous. (\u2026)<br \/>Gr\u00e2ce \u00e0 la fiction, chacun porte une t\u00eate multiple sur ses \u00e9paules ; il se fait une \u00e2me ouverte ; un c\u0153ur r\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9.<\/span><\/span><\/p>\n<div class=\"separator\" style=\"clear: both; text-align: center;\">\n<a href=\"https:\/\/blogger.googleusercontent.com\/img\/b\/R29vZ2xl\/AVvXsEg8LLhlKNgfDeNrbRMQEXU2BhCCtf75t7I9KYU3PR0-o3lwstPaUE47xd-BMiHugPnMGwW0fBOD47TTTSUXYAbw9PXF-vZprQ0oLDQFAzI3qw7Tga1crNIx49MrvXSPw-ekOWanr_l0Kw\/s1600\/quel-nom-pour-un-personnage-de-roman.jpg\" imageanchor=\"1\" style=\"margin-left: 1em; margin-right: 1em;\"><img border=\"0\" height=\"200\"  class=\"wp-image-21\" width=\"150\" \/ loading=\"eager\" fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/maprofdelettres.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/03\/quel-nom-pour-un-personnage-de-roman.jpg\"><\/a><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Textes sur le personnage de roman 1 &#8211; HUET, Trait\u00e9 de l&rsquo;origine des romans, 1670 Autrefois sous le nom de romans on comprenait non seulement ceux qui \u00e9taient \u00e9crits en prose, mais plus souvent encore ceux qui \u00e9taient \u00e9crits en vers. Mais aujourd&rsquo;hui l&rsquo;usage contraire a pr\u00e9valu, et ce que l&rsquo;on appelle proprement romans sont&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":21,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[6,3],"class_list":["post-20","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classe","tag-notions","tag-personnage"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v28.0 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Textes de r\u00e9flexion sur le personnage de roman - Ma Prof de Lettres<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/2015\/03\/01\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Textes de r\u00e9flexion sur le personnage de roman - Ma Prof de Lettres\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Textes sur le personnage de roman 1 &#8211; HUET, Trait\u00e9 de l&rsquo;origine des romans, 1670 Autrefois sous le nom de romans on comprenait non seulement ceux qui \u00e9taient \u00e9crits en prose, mais plus souvent encore ceux qui \u00e9taient \u00e9crits en vers. Mais aujourd&rsquo;hui l&rsquo;usage contraire a pr\u00e9valu, et ce que l&rsquo;on appelle proprement romans sont...\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/2015\/03\/01\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Ma Prof de Lettres\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2015-03-01T00:58:00+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2026-07-12T07:00:36+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/maprofdelettres.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/03\/quel-nom-pour-un-personnage-de-roman.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"150\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"200\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"Sally Mara\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"Sally Mara\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"20 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/index.php\\\/2015\\\/03\\\/01\\\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\\\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/index.php\\\/2015\\\/03\\\/01\\\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\\\/\"},\"author\":{\"name\":\"Sally Mara\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/e84ce9b9f31f04ee0b98a9d461ffebcc\"},\"headline\":\"Textes de r\u00e9flexion sur le personnage de roman\",\"datePublished\":\"2015-03-01T00:58:00+00:00\",\"dateModified\":\"2026-07-12T07:00:36+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/index.php\\\/2015\\\/03\\\/01\\\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\\\/\"},\"wordCount\":4184,\"commentCount\":0,\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/#organization\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/index.php\\\/2015\\\/03\\\/01\\\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2015\\\/03\\\/quel-nom-pour-un-personnage-de-roman.jpg\",\"keywords\":[\"Notions\",\"Personnage\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"CommentAction\",\"name\":\"Comment\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/index.php\\\/2015\\\/03\\\/01\\\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\\\/#respond\"]}]},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/index.php\\\/2015\\\/03\\\/01\\\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/index.php\\\/2015\\\/03\\\/01\\\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\\\/\",\"name\":\"Textes de r\u00e9flexion sur le personnage de roman - Ma Prof de Lettres\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/index.php\\\/2015\\\/03\\\/01\\\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\\\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/index.php\\\/2015\\\/03\\\/01\\\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2015\\\/03\\\/quel-nom-pour-un-personnage-de-roman.jpg\",\"datePublished\":\"2015-03-01T00:58:00+00:00\",\"dateModified\":\"2026-07-12T07:00:36+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/index.php\\\/2015\\\/03\\\/01\\\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/index.php\\\/2015\\\/03\\\/01\\\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\\\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/index.php\\\/2015\\\/03\\\/01\\\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\\\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2015\\\/03\\\/quel-nom-pour-un-personnage-de-roman.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2015\\\/03\\\/quel-nom-pour-un-personnage-de-roman.jpg\",\"width\":150,\"height\":200},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/index.php\\\/2015\\\/03\\\/01\\\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Textes de r\u00e9flexion sur le personnage de roman\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/\",\"name\":\"Ma Prof de Lettres\",\"description\":\"Alta alatis patent\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/#organization\",\"name\":\"Ma Prof de Lettres\",\"url\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/07\\\/cropped-Book-Shop-1000-x-400-px-2000-x-800-px-4000-x-1600-px-8000-x-1600-px-scaled-1.png\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/07\\\/cropped-Book-Shop-1000-x-400-px-2000-x-800-px-4000-x-1600-px-8000-x-1600-px-scaled-1.png\",\"width\":2556,\"height\":512,\"caption\":\"Ma Prof de Lettres\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/e84ce9b9f31f04ee0b98a9d461ffebcc\",\"name\":\"Sally Mara\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/?s=96&d=mm&r=g\",\"url\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"Sally Mara\"},\"url\":\"https:\\\/\\\/maprofdelettres.fr\\\/index.php\\\/author\\\/01156791276438335730\\\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Textes de r\u00e9flexion sur le personnage de roman - Ma Prof de Lettres","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/2015\/03\/01\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Textes de r\u00e9flexion sur le personnage de roman - Ma Prof de Lettres","og_description":"Textes sur le personnage de roman 1 &#8211; HUET, Trait\u00e9 de l&rsquo;origine des romans, 1670 Autrefois sous le nom de romans on comprenait non seulement ceux qui \u00e9taient \u00e9crits en prose, mais plus souvent encore ceux qui \u00e9taient \u00e9crits en vers. Mais aujourd&rsquo;hui l&rsquo;usage contraire a pr\u00e9valu, et ce que l&rsquo;on appelle proprement romans sont...","og_url":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/2015\/03\/01\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\/","og_site_name":"Ma Prof de Lettres","article_published_time":"2015-03-01T00:58:00+00:00","article_modified_time":"2026-07-12T07:00:36+00:00","og_image":[{"width":150,"height":200,"url":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/03\/quel-nom-pour-un-personnage-de-roman.jpg","type":"image\/jpeg"}],"author":"Sally Mara","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"Sally Mara","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"20 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/2015\/03\/01\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/2015\/03\/01\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\/"},"author":{"name":"Sally Mara","@id":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/#\/schema\/person\/e84ce9b9f31f04ee0b98a9d461ffebcc"},"headline":"Textes de r\u00e9flexion sur le personnage de roman","datePublished":"2015-03-01T00:58:00+00:00","dateModified":"2026-07-12T07:00:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/2015\/03\/01\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\/"},"wordCount":4184,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/#organization"},"image":{"@id":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/2015\/03\/01\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/03\/quel-nom-pour-un-personnage-de-roman.jpg","keywords":["Notions","Personnage"],"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/2015\/03\/01\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\/#respond"]}]},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/2015\/03\/01\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\/","url":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/2015\/03\/01\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\/","name":"Textes de r\u00e9flexion sur le personnage de roman - Ma Prof de Lettres","isPartOf":{"@id":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/2015\/03\/01\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/2015\/03\/01\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/03\/quel-nom-pour-un-personnage-de-roman.jpg","datePublished":"2015-03-01T00:58:00+00:00","dateModified":"2026-07-12T07:00:36+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/2015\/03\/01\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/2015\/03\/01\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/2015\/03\/01\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\/#primaryimage","url":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/03\/quel-nom-pour-un-personnage-de-roman.jpg","contentUrl":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/03\/quel-nom-pour-un-personnage-de-roman.jpg","width":150,"height":200},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/2015\/03\/01\/textes-de-reflexion-sur-le-personnage\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Textes de r\u00e9flexion sur le personnage de roman"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/#website","url":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/","name":"Ma Prof de Lettres","description":"Alta alatis patent","publisher":{"@id":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/#organization","name":"Ma Prof de Lettres","url":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/cropped-Book-Shop-1000-x-400-px-2000-x-800-px-4000-x-1600-px-8000-x-1600-px-scaled-1.png","contentUrl":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/cropped-Book-Shop-1000-x-400-px-2000-x-800-px-4000-x-1600-px-8000-x-1600-px-scaled-1.png","width":2556,"height":512,"caption":"Ma Prof de Lettres"},"image":{"@id":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/#\/schema\/logo\/image\/"}},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/#\/schema\/person\/e84ce9b9f31f04ee0b98a9d461ffebcc","name":"Sally Mara","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/?s=96&d=mm&r=g","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/?s=96&d=mm&r=g","caption":"Sally Mara"},"url":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/author\/01156791276438335730\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=20"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22,"href":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20\/revisions\/22"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/21"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=20"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=20"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/maprofdelettres.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=20"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}